Une semaine entière -25 au 29 mars 2019- de débats en ateliers comme en plénière, est engagée depuis le lundi dernier sur la nécessité d’«élaborer un plan de communication pour une campagne régionale de planification familiale (PF)» intégrant l’Union des communes du Zou (UCOZ), la Commune d’Abomey-Calavi et celle de Niamey au Niger. L’événement a pour cadre la salle de conférence de la Direction départementale de la Santé du Zou à Abomey.
Des acteurs du monde sanitaire, la trentaine environ, de trois pays que sont: le Bénin, le Niger et le Sénégal (pour l’équipe de consultants), sont mis en ensemble, depuis 72 heures, afin qu’ils réfléchissent aux goulots d’étranglement qui impactent négativement l’application des moyens, normes et méthodes modernes de contraception au sein des couples et de nos sociétés, d’une manière générale. La démarche consiste à mettre en place tout ce qui peut permettre de «définir les stratégies de communication, de plaidoyer et la confection des messages-clé en rapport avec les cibles des projets pour réduire les nombreuses réticences et stigmatisations autour de la PF».
Il s’agit surtout de parvenir à susciter la demande basée sur les comportements à promouvoir pour une meilleure utilisation des services de la PF par les femmes en âge de procréer. C’est ce sur quoi Dr Zannou Robert, Directeur de la Santé de la Mère et de l’Enfant (DSME) du ministère de la santé du Bénin, a mis l’accent à l’ouverture des travaux. A l’occasion, il a exhorté les participants à s’y mettre, de par leurs contributions diverses et au regard de leurs connaissances et expériences de terrain, afin d’aider à doter la sous-région d’instruments de gestion de cette activité vitale pour nos populations indistinctement considérées. «La bonne santé de la mère et de l’enfant passe par une bonne régulation de l’acte de reproduction pour que la maîtrise de cette dernière ne soit pas un sujet majeur de gestion pour nos pouvoirs publics», dira-t-il pour exprimer toute la sollicitude du Professeur Benjamin I. B. Hounkpatin, ministre de la santé, ainsi que le soutien que le gouvernement de la République du Bénin, à travers la DSME dont il a la charge, apporte à la résolution de cette épineuse question de santé publique à impacts multiples.
Il convient de préciser que, c’est la DSME qui, grâce au soutien technique et financier du Gates Institute, est le bras opérationnel de l’activité en cours par le biais du projet The Challenge Initiative (TCI) mis en œuvre au Bénin et en Afrique de l’ouest francophone. Ce projet vise à faire bénéficier aux populations urbaines pauvres et défavorisées des services de planification familiale susceptibles de contribuer à la réduction du cumul de la morbidité et de la mortalité maternelle et infantile. L’approche du projet consiste à renforcer les capacités des collectivités locales, notamment les mairies, en matière de contraception, de mise en œuvre et de suivi d’intervention pour la promotion de la PF.
PFCOM-DIRCOM-PR/MS