l’analyse des coûts et du financement de la vaccination de routine et de l’introduction des nouveaux vaccins au Bénin

  • 06 février 2014
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l’analyse des coûts et du financement de la vaccination de routine et de l’introduction des nouveaux vaccins au Bénin

Le jeudi 06 février 2014 s’est tenu dans la salle de conférence du 1er étage du bâtiment central, la séance de restitution d’étude sur « l’analyse des coûts et du financement de la vaccination de routine et de l’introduction des nouveaux vaccins au Bénin ». Cet atelier a vu la participation de plusieurs cadres du ministère en occurrence le directeur adjoint du cabinet, secrétaire général, la directrice de l’agence nationale de vaccination et des soins de santé primaire ainsi que le représentant résident de l’Agence pour la Médecine Préventive (AMP) et ses collaborateurs.

A l’ouverture de la séance, le secrétaire général a expliqué la quintessence de ce vaste projet financé par la fondation Bill et Melinda Gates. Cette étude a eu lieu simultanément dans les pays tels que « Moldavie », « Ouganda », « Zambie », « Honduras », « Bénin » et « Ghana ».

L’objectif de cette étude est de :

  • Calculer les coûts du programme élargi de vaccination (PEV) de routine en 2011, y compris le coût total, la structure des coûts, le coût unitaire, et le coût des prestations;
  • Evaluer les flux financiers du PEV;
  • Calculer les coûts d’introduction des nouveaux vaccins y compris le coût total, la structure des coûts, le coût unitaire et le coût de prestation;
  • Evaluer le financement des activités d’introduction des nouveaux vaccins;
  • Evaluer la productivité des prestataires de services de vaccination et ses déterminants.

La brillante présentation du secrétaire général a donné suite à celle de Jean-bernard LE GARGASSON de l’AMP sur le coût du programme de routine et de l’introduction des nouveaux vaccins et la cartographie des financements de la vaccination de routine ainsi sur les résultats de l’analyse des déterminants. Il ressort de cette étude que depuis  1996,  le  gouvernement  assure  l'achat  des  vaccins  traditionnels   et le cofinancement des vaccins sous utilisations et des nouveaux vaccins.     Au Bénin,  l'initiative pays pauvre  très endetté  (PPTE), et  l'initiative multilatérale de réduction de la dette étaient d'accroître des ressources dans le combat contre la pauvreté. 

À cet égard, le PEV Bénin a reçu des fonds dérivés de PPTE depuis 2000 qui sont employés pour acheter les vaccins et matériels d'injection. Le PEV BENIN a reçu l'appui de l'alliance GAVI depuis août 2002.  Selon la dernière mise à  jour du PPAc,  les  fonds domestique représentaient 28% des  financements du PEV.
 Et  selon l'estimation de l’étude, le financement total pour la vaccination de routine au titre de 2011 est de 10 120 597 199 USD. Les fonds externes contribuent à 83% du total des fonds et le financement du pays à 16%.  Le  financement  de GAVI  seul  présente  56%  du  financement  2011,  et  l'UNICEF  représente  21%.  Les ressources  nationales  proviennent  principalement  du  gouvernement  central  et  prennent  environ  16%  des ressources . l’agence nationale de vaccination et des soins de santé primaire (ANV-SSP)  joue un  rôle  essentiel  dans  la  mobilisation des ressources et la distribution  des  sources  de  financement.  Les  départements  et  les zones sanitaires reçoivent majoritairement  le  financement  du  gouvernement  central.  Néanmoins,  ils  peuvent  aussi  recevoir directement  le  financement  des  organisations  internationales,  si  elles  présentent  un  intérêt  stratégique particulier.

En conclusion, l’étude a révélé un coût plus élevé que les estimations récentes de la vaccination de routine au Bénin du plan pluriannuel global, PPAc . Le  coût était plus  élevé pour  tous  les éléments  (sauf  le  transport),  ce qui pourrait  impliquer que  les  résultats actuels des outils du PPAc peuvent sous-estimer  les  ressources utilisées pour la vaccination de routine. Les vaccins étaient le déterminant principal des coûts. Les résultats confirment que  trois  quarts  des  coûts  réels  de  prestation  (c’est-à-dire  excluant  celui  des  vaccins)  au  niveau  de l’établissement étaient déterminés par les coûts de la chaîne de froid et du personnel. La partie importante des coûts récurrents au niveau de  l’établissement souligne  la nécessité d’un  financement durable et continu de  la vaccination au Bénin. Le  résultat de  l’analyse de  financement souligne  la proportion  importante de  financement par  les bailleurs de fonds externes  (83 %), confirmée par  les estimations  récentes du PPAc  (72 %). Dans  les années à venir,  le Bénin est susceptible d’introduire de nouveaux vaccins. Selon le PPAc, MenAfriVac est prévu pour 2016, HPV pour 2017 et rotavirus pour 2018. Ces introductions vont nécessiter des ressources supplémentaires fiables à la fois pour les coûts des vaccins et la prestation de service de façon à assurer la viabilité de la performance du programme  de  vaccination  au  long  terme.  À  cet  égard,  les  résultats  de  cette  étude  peuvent  fournir  des estimations  actuelles  de  la  pleine  utilisation  des  ressources  dans  le  calendrier  actuel,  du  coût  de l’élargissement et du coût de l’introduction de vaccins supplémentaires à l’avenir.

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